🔎 EN CLAIR #4 | Le bilan Culture & patrimoine
- Forza Aiacciu !

- 10 févr.
- 8 min de lecture
Un service public au cœur de l’identité ajaccienne
Depuis 2014, notre équipe a fait le choix d’inscrire la culture au cœur de son action. Une véritable politique culturelle et artistique au service du public, au même titre que l’éducation, ou l’aménagement urbain.

Ce choix a été maintenu avec constance, y compris dans des contextes difficiles marqués par des crises successives. Là où la tentation aurait pu être de revoir notre ambition culturelle à la baisse, notre exécutif a au contraire fait le choix de tenir le cap, de poursuivre les investissements, de structurer durablement les équipements, de soutenir la création artistique et d’élargir l’accès à la culture. Cette continuité n’est pas le fruit du hasard : elle repose sur une vision, des équipes ayant une ingénierie culturelle et une passion qui permet une articulation permanente entre culture, éducation, patrimoine, urbanisme et attractivité du territoire.
La culture dès le plus jeune âge : une politique reconnue au plus haut niveau
L’obtention du label « Ville 100 % Éducation Artistique et Culturelle » constitue l’une des reconnaissances les plus exigeantes délivrées par l’État. Ce label ne récompense ni des initiatives ponctuelles ni des dispositifs isolés. Il atteste de l’existence d’une politique publique globale, capable de démontrer que chaque enfant, chaque jeune Ajaccien, de la petite enfance à l’entrée dans la vie adulte, bénéficie d’un parcours artistique et culturel continu, quels que soient son quartier, son milieu social ou son parcours scolaire.
Ce label vient consacrer un travail de fond engagé depuis plusieurs années par notre majorité municipale, fondé sur une coopération étroite entre les services, l’Éducation nationale, les établissements culturels et le tissu associatif. Il s’inscrit pleinement dans la continuité de l’adoption, en 2025, du premier Projet Éducatif Local de Corse, qui structure notre action publique en direction des 0–25 ans et affirme la culture comme un levier central de réussite éducative, d’émancipation et d’égalité des chances.
Concrètement, cette politique se traduit par des dispositifs d’accès identifiés : Pass Culture, Pass Cultura, Été culturel... mais aussi par un travail de médiation constant, des actions hors les murs et une politique tarifaire pensée pour lever les freins économiques.
A Ajaccio, l’éducation artistique et culturelle est intégrée à la construction des parcours de vie.
Une culture corse vivante
La culture et la langue corses occupent une place centrale dans le projet culturel porté par notre majorité. Elles irriguent les programmations, les équipements, les actions éducatives et les politiques de médiation, dans une logique de transmission autant que de création contemporaine.

Au fil de la mandature, notre action collective a renforcé la présence de la langue corse dans le spectacle vivant, la lecture publique et les projets éducatifs, tout en soutenant activement les artistes, compagnies et auteurs corses. Une attention particulière a été portée aux projets de transmission intergénérationnelle et aux créations à destination du jeune public (Leghje è cumedie). De nombreux ateliers ont été menés par le service LCC Lingua è Cultura corsa auprès des enfants des crèches.
Restaurer le patrimoine, mais surtout le rendre lisible et accessible
Notre politique patrimoniale repose sur une ambition : expliquer, contextualiser et inscrire le patrimoine dans la vie quotidienne des Ajacciens.

L’inauguration, en juillet 2025, de l’Antiquarium Saint-Jean en est une illustration emblématique. Ce projet a permis de mettre en valeur un baptistère paléochrétien unique et le sarcophage du Bon Pasteur, restauré et présenté dans une architecture contemporaine de verre. La scénographie, volontairement immersive, associe dispositifs numériques, reconstitutions en 3 dimensions et supports pédagogiques, offrant une lecture accessible des premiers siècles chrétiens d’Ajaccio.
Au-delà de la valorisation patrimoniale, le projet a permis de recréer une continuité urbaine, avec l’ouverture d’une liaison piétonne traversante entre le cours Napoléon et le boulevard Dominique-Paoli, intégrant pleinement le site dans le quotidien du centre-ville.
Dans le même esprit, l’ouverture en février 2024 du Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine (CIAP) « Aiacciu Bellu », installé dans l’ancienne Maison Elisa, constitue un outil structurant de compréhension urbaine.

À travers des maquettes, des frises interactives, des films et des dispositifs immersifs, le CIAP offre aux Ajacciens, à nos scolaires et à nos visiteurs les clés de lecture nécessaires pour comprendre l’histoire de la ville, ses transformations et ses enjeux contemporains. Il accompagne ainsi les grandes mutations urbaines engagées à Ajaccio en les replaçant dans une continuité historique et architecturale.
La Bibliothèque patrimoniale Fesch : un patrimoine vivant
La restauration complète de la Bibliothèque patrimoniale Fesch, pour un montant de près de 2 millions d’euros, marque un tournant majeur dans la politique culturelle portée par notre exécutif.

Réouverte en mai 2025 après près de 2 ans de travaux, elle conjugue désormais exigences patrimoniales, accessibilité et modernité des usages. Conservant plus de 40 000 ouvrages anciens et des fonds rares, la bibliothèque a accueilli 32 000 visiteurs en seulement 8 mois, signe d’un réel élargissement des publics. Sa programmation scientifique et culturelle s’appuie sur un partenariat avec la Sorbonne, renforçant son rayonnement universitaire et affirmant son rôle comme lieu de savoir, de recherche et de médiation, pleinement ouvert sur la ville.


Le patrimoine napoléonien et le rôle moteur du Palais Fesch
Nous avons également engagé un programme cohérent de restauration de la statuaire publique, comprenant notamment le monument du Casone, le groupe sculpté de Napoléon et de ses frères place du Diamant, ainsi que la statue de Napoléon place Foch. Ces restaurations ne relèvent pas d’une logique d’entretien ponctuel, mais d’une volonté de préserver, transmettre et recontextualiser un patrimoine emblématique, pleinement intégré à l’espace public et à la vie quotidienne des Ajacciens. Cet investissement représente près de 200 000 euros.

Dans ce paysage, le Palais Fesch, Musée des Beaux-Arts occupe une place centrale. Entre 2021 et 2024, il a accueilli 8 grandes expositions et plus de 215 000 visiteurs, avec un record historique de fréquentation lors de l’exposition consacrée à Claude Monet en 2023. La médiation culturelle y a été considérablement renforcée, en particulier à destination des scolaires, inscrivant durablement le musée au cœur des parcours d’éducation artistique et culturelle.
Le retour des grandes scènes culturelles ajacciennes
La mandature a également été marquée par le retour des grandes scènes culturelles ajacciennes.

L’Espace Diamant s’est affirmé comme un lieu de création et de diffusion majeur, accueillant près de 8 000 spectateurs par an avec un taux de remplissage de plus de 80%, confirmant l’adhésion du public. Cette dynamique s’illustre par une programmation exigeante et éclectique, mêlant théâtre contemporain, musique, danse, arts visuels et propositions jeune public. L’Espace Diamant a ainsi accueilli des artistes et événements de premier plan, salués par la presse nationale et régionale, à l’image de spectacles portés par des figures reconnues de la scène artistique, de concerts complets, d’expositions remarquées. Conférences de haut niveau, résidences d’artistes, spectacles en langue corse, théâtre jeune public ou encore propositions mêlant art et réflexion contemporaine témoignent de la diversité et du prestige d’une programmation qui a su toucher tous les publics.

Le Théâtre Empire a retrouvé sa place emblématique dans le centre-ville, tandis que le cinéma Laetitia, soutenu lui aussi pour sa réouverture par notre exécutif, propose désormais une programmation exigeante et diversifiée.
Ces équipements structurent une offre culturelle prestigieuse et régulière, contribuant directement à l’attractivité et à la vitalité du centre-ville.
Lecture publique : un réseau innovant
Le réseau de lecture publique s’est fortement développé et modernisé sous l’impulsion de notre majorité. Il comprend aujourd’hui plusieurs médiathèques, une bibliothèque patrimoniale, un musée numérique Micro-Folie et un bibliobus. En 2025, ce réseau a accueilli 47 000 usagers, enregistré plus de 92 500 prêts et proposé près de 9 000 participations aux animations culturelles.
La création de la médiathèque des Jardins de l’Empereur s’inscrit pleinement dans cette conception de la lecture publique comme levier de cohésion sociale. Pensée dès l’origine comme un véritable tiers-lieu de quartier, elle a joué un rôle déterminant dans le retour du lien social et du bien-être des habitants. Plus qu’un équipement culturel, elle est devenue un espace de rencontre, de partage et de reconstruction collective, ouvert à toutes les générations. Dans la continuité de cette démarche, le déploiement du dispositif Micro-Folie, musée numérique labellisé au niveau national, est venu enrichir l’offre culturelle de proximité. Il permet aux habitants, aux scolaires et aux publics éloignés de la culture d’accéder virtuellement aux plus grandes institutions culturelles françaises, comme le Centre Pompidou, le musée du Louvre ou l’Opéra Garnier, mais aussi à des collections internationales. Cette innovation illustre la volonté de conjuguer lecture publique, inclusion culturelle et ouverture sur le monde, au plus près des quartiers.
Le lancement du bibliobus en 2025 a permis d'atteindre de nouveaux publics, notamment dans les quartiers et les écoles, tout en développant des actions hors les murs à destination des EHPAD, de l’hôpital et de la maison d’arrêt. La lecture publique est ainsi pleinement pensée comme un outil d’inclusion, d’accès au savoir et de lien social.
Innovation culturelle et nouveaux publics

Notre exécutif a également investi le champ de l’innovation culturelle, avec le déploiement du musée numérique Micro-Folie dans le quartier des Jardins de l'Empereur et l’accueil de l’expérience de réalité virtuelle « Napoléon, l’épopée immersive », développée en partenariat avec le studio Sandora. Installée à la Bibliothèque patrimoniale Fesch, cette immersion numérique a permis d’attirer des publics nouveaux, illustrant la capacité d’Ajaccio à conjuguer patrimoine, innovation technologique et médiation culturelle.
La jeunesse au cœur du projet culturel : le Conservatoire Henri-Tomasi
Le nouveau Conservatoire de musique, de danse et d'art dramatique constitue aujourd’hui un pivot structurant de la politique culturelle et éducative portée par notre majorité.

Déployé sur près de 3 000 m², il regroupe des salles d’enseignement spécialisées, un auditorium de 200 places, des espaces de pratique collective, un centre de ressources numériques* et des lieux dédiés à la médiation. Ce nouvel équipement incarne à merveille notre ambition en matière de transmission, d’excellence pédagogique et d’égalité d’accès à la culture.
*Au sein du Conservatoire, notre exécutif a également fait le choix de renforcer un outil culturel et patrimonial singulier : le Centre de Ressources Musiques et Numériques (CRMN). S’il est physiquement intégré au conservatoire, le CRMN demeure pleinement sous le giron de la collectivité, affirmant ainsi son rôle complémentaire au service de tous les publics. Il abrite notamment la Phonothèque de Corse, patrimoine sonore exceptionnel consacré à la collecte, à la conservation et à la transmission des musiques, des voix et des mémoires orales de notre île.
Bien au-delà de sa mission patrimoniale, le CRMN est pensé comme un lieu vivant, ouvert et tourné vers la création contemporaine. Il dispose d’un studio d’enregistrement professionnel, mis à disposition des artistes, des élèves et des porteurs de projets, favorisant l’expérimentation, la pratique et l’émergence. Des actions de découverte et de sensibilisation y sont régulièrement menées, en particulier à destination des enfants et des jeunes, autour du son, des musiques, des technologies numériques et des pratiques d’enregistrement. Le CRMN constitue ainsi un pont concret entre patrimoine immatériel, innovation culturelle et éducation artistique, renforçant encore la vocation du Conservatoire Henri-Tomasi comme pôle structurant de transmission, de création et d’ouverture culturelle.
Une ambition et des résultats !
Cette politique ambitieuse s’est accompagnée d’une gestion rigoureuse.

Depuis 2014, les recettes culturelles ont augmenté de 250 % et la fréquentation des équipements culturels municipaux a progressé de plus de 60 %. Ces résultats traduisent une démocratisation réelle de l’accès à la culture, sans renoncer à l’exigence artistique.
Un écosystème culturel soutenu et accompagné dans la durée
Au-delà des équipements et des grandes institutions, notre politique culturelle repose sur un soutien constant aux acteurs culturels. Ce choix traduit une volonté : accompagner durablement les artistes, les compagnies et les structures locales, soutenir la création, favoriser l’émergence et garantir une offre culturelle riche et accessible.




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