EN CLAIR #10 | Le bilan : Petite enfance, écoles, sports, assos
- Forza Aiacciu !

- 4 mars
- 8 min de lecture
L'épanouissement de notre jeunesse est une priorité absolue : une exigence concrète, constante, qui place la petite enfance, l’enfance, le sport et la vie associative au cœur de notre action publique.
I. La petite enfance : le premier service public de la confiance
Avant l’école, avant même les premiers apprentissages, il y a ce temps délicat où tout se structure : le langage, la socialisation, la sécurité affective, la curiosité. C’est pourquoi notre politique en la matière est pensée comme un service public d’accompagnement global.
L’offre d’accueil s’est renforcée avec la reprise de la crèche I Pupunelli, permettant la création de 25 berceaux supplémentaires, et une ouverture dès le mois d’août pour accompagner les familles exerçant une activité estivale.

La qualité de l’accueil de nos tout-petits constitue la priorité : intervention de psychologues, prévention précoce en lien avec le CAMS*, référents santé accueil inclusif, renforcement des taux d’encadrement....
La transmission culturelle s’inscrit également dès les premières années, à travers le bain linguistique en langue corse, intégré au quotidien des crèches.
Par ailleurs, la transformation du Relais d’Assistantes Maternelles (RAM) en Relais Petite Enfance (RPE) marque une évolution décisive. Le RPE est un lieu d’accueil gratuit, d’information et d’accompagnement pour les assistantes maternelles, les parents et leurs enfants. Il constitue un espace de ressources : conseils administratifs, soutien aux professionnelles de la petite enfance, rencontres collectives, ateliers d’éveil, accompagnement des familles dans leurs démarches...
*Le CAMS (Centre d’Action Médico-Sociale) est un service spécialisé qui intervient auprès des jeunes enfants pour le dépistage précoce et l’accompagnement en cas de troubles du développement ou de difficultés particulières.
II. L’éducation comme architecture collective
1) L'épanouissement des enfants, une œuvre collective
Le Projet Éducatif Local 2025-2028 Zitelli d’Aiacciu a été adopté par notre équipe pour répondre à une réalité : la journée d’un enfant ne s’arrête pas à la porte de la classe. Il passe du temps à l’école, à la cantine, en périscolaire, en centre de loisirs, dans les équipements sportifs ou culturels. S’il veut grandir sereinement, tout cela doit fonctionner ensemble.
Le PEL, c’est précisément cela : un plan d’organisation de la ville pour coordonner tous les acteurs de l’enfance (Éducation nationale, services municipaux, associations, partenaires sociaux...) afin qu’ils travaillent dans le même sens.
Concrètement, le PEL encadre et organise :
les activités périscolaires et extrascolaires,
les ateliers sportifs et culturels,
les actions de transmission de la langue corse,
l’aide aux devoirs et les dispositifs d’accompagnement scolaire,
les programmes de santé et de prévention,
les actions de lutte contre le décrochage,
les dispositifs spécifiques comme la Cité éducative ou le DRE.
Le PEL garantit que toutes les actions menées en faveur de l'enfant s’articulent entre elles pour favoriser son épanouissement, sa confiance et sa réussite, en tenant compte de sa situation personnelle.
2) Une ville d’écoles : accueillir, rénover, moderniser, sécuriser
Ajaccio, ce sont 31 écoles pour 3 588 élèves, une restauration scolaire qui concerne 2 381 enfants, et un accueil périscolaire du matin et du soir qui structure, chaque semaine, la vie de centaines de familles.
L'action quotidienne de nos agents n’a de sens que si elle est soutenue par une politique d’investissement continue.
Entre 2019 et 2025, la Ville a engagé 8 349 083 € de travaux dans ses écoles.
Climatisation : protéger les enfants et les équipes
La climatisation est devenu un impératif de santé et de continuité pédagogique. Le travail est engagé : 16 écoles maternelles et 6 écoles élémentaires ont été climatisées.
Toutes les écoles maternelles et élémentaires seront climatisées d’ici 2027.

Végétaliser, désimperméabiliser, créer des îlots de fraîcheur
L’adaptation climatique ne passe pas seulement par la climatisation des bâtiments : elle commence aussi au niveau du sol. Pendant des décennies, les cours d’école ont été largement asphaltées. Or ces surfaces imperméables accumulent la chaleur, empêchent l’eau de pluie de s’infiltrer et créent des effets de “four” lors des épisodes caniculaires. Leur désimperméabilisation consiste à retirer une partie de ces surfaces minérales pour les remplacer par des sols perméables : pleine terre, revêtements drainants, zones engazonnées ou stabilisées. L’eau peut ainsi s’infiltrer naturellement, limitant le ruissellement et réduisant la température ambiante. La végétalisation de ces espaces vient compléter cette transformation : plantation d’arbres, création de massifs... Les arbres abaissent la température grâce à l’ombre et améliorent la qualité de l’air.
Éco-citoyenneté : EcoScola, des actes, pas des slogans
Les 29 écoles primaires de la ville sont désormais labellisées EcoScola par le SYVADEC. Ce label reconnaît un engagement concret en faveur de l’éducation à l’environnement.
Cela implique la mise en place de nouvelles collectes (biodéchets, papier, emballages), mais aussi un travail pédagogique régulier avec les élèves. Le tri devient un réflexe. La réduction des déchets devient un objectif partagé. L’attention portée aux ressources, à l’eau, à l’énergie, s’intègre dans le quotidien scolaire.
Et là encore, cette démarche ne s’arrête pas à quelques établissements pilotes : elle est désormais généralisée à l’ensemble des écoles primaires de la ville, avec l’ambition de faire de l’écocitoyenneté une compétence aussi naturelle que la lecture ou le calcul.
Petits-déjeuners à l’école : lutter contre les inégalités dès le matin
Dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre les inégalités, un dispositif de petits-déjeuners à l’école a été mis en place dans plusieurs établissements de la ville.
Ils sont distribués deux fois par semaine dans les maternelles des Jardins de l’Empereur, Andria Fazi et Salines 6, et une fois par semaine dans les écoles de Candia, Bodiccione, Cannes et Pietralba.
L’objectif : garantir à chaque enfant un début de journée équilibré, quels que soient le contexte familial ou les contraintes du quotidien.
Un petit-déjeuner complet, encadré, partagé, permet d’améliorer la concentration, de stabiliser l’attention, de réduire la fatigue et de favoriser un climat de classe plus serein.
Sécuriser les accès : la sérénité n’est pas un détail
La qualité d’un service public éducatif suppose aussi une condition essentielle : la sécurité.
C’est pourquoi l’ensemble des écoles a été équipé d’un dispositif PPMS (Plan Particulier de Mise en Sûreté) et de systèmes de Visio Phone à l’entrée des établissements.
Le PPMS est un protocole national qui permet d’organiser la réaction de l’école en cas de situation exceptionnelle. Il prévoit des procédures précises, connues des équipes, afin de protéger les enfants rapidement et efficacement.
Le Visio Phone, quant à lui, contrôle les accès. Il permet d’identifier toute personne souhaitant entrer dans l’établissement. Cela signifie :
aucune d’intrusion,
un filtrage systématique des entrées,
une traçabilité des accès.
Bien manger, bien grandir
La mise en œuvre de la loi EGALIM a marqué une étape importante, avec l’objectif de proposer une alimentation plus saine, plus durable et plus respectueuse de l’environnement. Cela s’est traduit notamment par le principe du “zéro plastique” dans les contenants et le service, afin de limiter l’exposition des enfants et réduire l’impact environnemental.
Des commissions menus ont également été mises en place. Elles réunissent les équipes concernées pour évaluer les repas, ajuster les propositions et veiller à leur qualité nutritionnelle. L’intervention d’un diététicien vient compléter ce dispositif.
A Pietralba, une expérimentation de self-service a été organisée.
L’objectif est pédagogique : permettre aux enfants d’apprendre progressivement à se servir, à ajuster les portions, à goûter, à découvrir. La cantine devient ainsi un espace éducatif à part entière. On y apprend à manger équilibré, à découvrir de nouveaux aliments, à respecter les ressources.

3) Une Ville qui protége, prévient et accompagne
À Ajaccio, cet engagement s’incarne notamment dans le Dispositif de Réussite Éducative (DRE). Destiné aux enfants de 3 à 13 ans, en particulier dans les quartiers prioritaires, il permet de mettre en place des parcours individualisés lorsque des difficultés apparaissent : retard scolaire, fragilité sociale, problématiques familiales, manque de confiance, isolement...
Concrètement, cela signifie :
un diagnostic partagé avec la famille,
un accompagnement personnalisé (soutien scolaire, suivi éducatif, aide psychologique si nécessaire),
une coordination entre l’école, les services municipaux et les partenaires sociaux,
un suivi dans le temps pour éviter le décrochage.
À cela s’ajoutent les clubs Coup de Pouce, dispositifs ciblés pour les élèves de CP et CE1 qui rencontrent des difficultés en lecture. En petits groupes, après la classe, les enfants bénéficient d’un accompagnement régulier pour consolider les apprentissages fondamentaux.
L’objectif : intervenir tôt, pour éviter que les écarts ne se creusent.
La Cité éducative, quant à elle, élargit encore cette logique. Elle concerne les enfants et jeunes de 0 à 25 ans dans les quartiers prioritaires. Son principe est simple : coordonner tous les acteurs (école, services municipaux, associations, structures sociales, partenaires de l’État), pour proposer des actions cohérentes et renforcées. Cela peut se traduire par :
des projets culturels ou sportifs spécifiques,
des actions d’accompagnement à la parentalité,
des ateliers d’orientation,
des dispositifs de prévention,
des passerelles vers l’insertion.
L’idée est toujours la même : ne jamais laisser une difficulté isolée devenir une rupture durable.
II. Le sport comme cohésion, santé, discipline et fierté partagée
Le sport est une école parallèle.
On y apprend le lien, l’effort, l’encadrement, la confiance.
Cette ambition suppose des équipements au niveau.
Entre 2021 et 2025, 1 157 843 € ont été consacrés aux travaux dans les équipements sportifs : stades, gymnases, piscines.
À cela s’ajoutent des investissements qui disent notre volonté d'élargir la pratique et moderniser l’offre. Création de l’aire de fitness des Salines (222 480 €) et acquisition de 150 000 € de matériel sportif, réparti entre gymnases, piscines, stades et EMS.
Et, naturellement, s’inscrit aussi la rénovation des terrains de tennis du Casone, avec 800 000 € mobilisés.

L’École Municipale des Sports : le sport comme service public de l’enfance
L’École Municipale des Sports incarne pleinement cette ambition : offrir aux enfants un accès structuré, encadré et régulier à la pratique sportive. Elle propose un véritable parcours multi-activités, complété par des stages durant les vacances et une ouverture à des disciplines variées — voile, équitation, escalade, VTT — afin de permettre à chacun de découvrir, d’essayer, de progresser.
Avec environ 250 enfants inscrits à l’année, près de 80 participants supplémentaires le mercredi, et une école municipale de VTT intégrée au dispositif, l’EMS constitue un pilier de la politique sportive éducative de la Ville.
III. Les associations : le cœur battant de la ville
Les associations sont la force vive de notre territoire : elles organisent des activités, soutiennent les plus fragiles, créent de la convivialité, entretiennent la culture, font vivre les quartiers, transmettent des passions.
C’est pourquoi notre leur assurons un soutien massif et régulier :
2 millions d’euros* par an consacrés au soutien associatif.
*2 183 780 € en 2024
2 280 580 € en 2025
Associ in Festa : donner à voir la vitalité du territoire
Ce qui est soutenu doit aussi être valorisé.
Associ In Festa rassemble une centaine d'associations par édition : c’est la vitrine d’un engagement citoyen massif, mais aussi un lieu de rencontres, de vocations, d’adhésions, d’élan collectif.

IV. L’inclusion comme exigence
La Ville d’Ajaccio et la CAPA ont formellement signé la Charte “Territoire 100 % inclusif”, affirmant ainsi un engagement commun en faveur de l’égalité des droits et de l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap.
Cette charte constitue un cadre d’action qui engage les collectivités à intégrer l’accessibilité dans toutes leurs politiques publiques : éducation, culture, mobilité, logement, emploi., et bien sûr sport et loisirs.
Pour le sport en particulier, les engagements sont précis et opérationnels :
améliorer et promouvoir l’accessibilité des équipements sportifs (gymnases, piscines, stades, plages, aires de jeux extérieures),
favoriser la mise à disposition de créneaux adaptés et de salles pour les associations spécialisées ou inclusives,
soutenir l’organisation d’événements sportifs accessibles à tous,
poursuivre le développement de plages accessibles, en veillant au maintien des labels et aux équipements nécessaires.
En clair
Toutes nos choix politiques participent d'une même volonté :
offrir à chaque enfant un cadre, à chaque famille des appuis, à chaque quartier des forces d’animation, à chaque jeune des lieux pour s’épanouir.




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